Archive de Catégorie pour ‘Ciné-Club’.
Courts-métrages
de Henri Storck, Fernand Léger, René Clair, Hans Richter, Charles Dekeukeleire
avec Ghost Before Atlantic
livesoundtrack
Univers surréaliste et expérimental dont le contour est tracé par le croisement du duo « Ghost before Atlantic » et d’une sélection de courts-métrages belges, français et allemands des années 20, mélangeant prise de vue réelles et cinéma d’animation.
Au programme : hallucination cinématographique et musicale collective au son des voix, clavier, batterie, « disto-string, murmurophone, mange-disque & effets électroniques » de Raphaël Collignon et Louis Favre.
Bien plus que de dépoussiérer un cinéma d’antan, le duo de batteur-claveciniste opère un véritable prolongement de ces films en renouvelant leur avant-gardisme près d’un siècle après leur réalisation, pour le plaisir de nous faire murmurer leurs rêves éveillés à nos oreilles.
Step across the border
de Nicolas Humbert et Werner Penzel
Allemagne-Suisse – 1990 – 90’
+ Open Jam Session
Fred Frith est un musicien hors norme. Ou plutôt: tout le monde devrait tenir de Fred Frith, avoir sa spontanéité, son vivant, sa capacité à être simplement libre de faire les choses simplement comme on les sent. Pas besoin de maîtriser un instrument dans ces cas-là, l’expression artistique n’a pas de contraintes techniques. “Step Across the Border” nous présente ce personnage endiablé qui nous fait redécouvrir cette chose que nous avons souvent oubliée en grandissant: la musique est accessible à tout le monde car elle est spontanée
avant tout. La projection sera suivie d’une séance de travaux pratiques via une Open Jam Session, c’est-à-dire une session d’improvisation musicale ouverte à tout le monde (et en particulier à ceux qui pensent ne pas savoir jouer…) Amenez vos instruments!
Sound of noise
de Ola Simonsson et Johannes Stjarne Nilsson
Fiction – Suède – 2010 – 1h42
Premier long métrage d’un illustrateur et d’un musicien suédois qui s’associent pour un film plutôt décalé…
Sur fond d’une enquête policière, un flic nommé Amadeus, qui déteste maladivement la musique, nous amène à rencontrer une bande de six percussionnistes déjantés. Ceux-ci se mettent dans l’illégalité en exécutant une œuvre musicale apocalyptique utilisant la ville et ses nombreux objets (voitures, bulldozers, hôpitaux…) comme instruments de musique,… 
Il s’agit bien entendu d’autre chose qu’un film policier ou musical, il s’agit surtout d’une remise en question de l’expression artistique en tant que telle car le film, comme la musique touchent à une question essentielle : jusqu’où peut-on aller au nom de l’art et au nom d’un besoin vital d’expression???
Le cynisme qui se dégage du film peut déranger certains, mais pour ceux qui l’apprécient en général, il est ici jubilatoire!
RENCONTRES A MILTON KEYNES
De Ingo BALTES, Documentaire, 2011, Bel, VO st.FR, 72′
et
UNE TRANCHE DE VILLE
De Vinciane ZECH et Laurence DEMARET, Documentaire, Bel, 2006, 20’
Portes 20h, Films 20h30 (précises), PAF
Louvain la Neuve Belgique, Milton Keynes Angleterre, deux villes nouvelles érigées à l’aube des années 70 sur base de deux utopies différentes.
L’une, dédiée aux piétons, a cherché à créer de la proximité entre ses habitants en se basant sur un plan de ville médiéval (LLN). L’autre a été conçue pour permettre une meilleure circulation des habitants d’un point à un autre avec un véhicule (MK).
Toutes deux furent pensées et élaborées pour le bien-être de leurs habitants. Quarante ans après elles ont connu et sont toujours le théâtre d’un essor urbanistique grandissant.
Comment vit-on dans ces villes, pensées, conçues et développées sur bases de grands concepts ? Que sont devenues les utopies initiales ?
Les deux films présentés tentent, au hasard des rencontres, de répondre à ces questions et au fur et à mesure des témoignages qu’ils nous donnent à voir, petit à petit, se tisse un portrait tour à tour drôle, désespéré ou acerbe, de ces deux villes. On est alors surpris de découvrir tant de similitudes entre deux entités pourtant sur le papier si différentes.
La projection s’achèvera sur une discussion en présence du réalisateur et des réalisatrices
Infos:
AMER BÉTON
TEKKONKINKREET (TEKON KINKURÎTO)
de Michael Arias,
Animation – Japon – 2007 – ’110
Ce long métrage d’animation est inspiré d’un manga des années 1990, Tekkonkinkreet, littéralement “béton armé” de Taiyo Matsumoto. L’originalité de son graphisme s’écarte des normes du manga. Les personnages n’ont pas tous des yeux de biche, le trait est plus anguleux, les couleurs un peu moins criardes.
C’est dans une grande ville du XXe siècle qui cède sous les assauts de la modernité, une jungle où les merveilles se distinguent à peine des horreurs que, Blanko et Noiro, dix ans, abandonnés à leur sort, règnent sans partage sur une cité perdue dans ses errements. Blanko sait compter jusqu’à dix, Blanko invente des chansons, Blanko espère de meilleurs lendemains, Blanko est perdu sans Noiro. Noiro pense beaucoup, Noiro sait beaucoup de choses, Noiro décide, Noiro veille sur Blanko, Noiro est perdu sans Blanko. Le cœur et l’esprit s’unissent contre les yakuzas, contre les policiers, contre les ennemis. Mais qui sont les ennemis ? Que devient la société ? Les deux chats la subissent, d’autres tentent de réagir, chacun à leur manière que ce soit le flic aux aspirations de travailleur social ou le truand vieillissant qui renonce à son empire du mal.
Portes 20h, Film 20h30 (précises), PAF
l’édito
Après presque deux ans de mort cérébrale, le cinéclub du Biéreau ressuscite de ses cendres. En effet, après la fermeture des Écuries pour déraison de sécurité, il y a eu la mise en place, par la ville, des étançons pour stabiliser « durablement » la précarité de la situation. Dans cet entre deux nous dûmes ajuster notre cinéclub, qui, du salon du corps de logis finit par ne plus trouver de place et termina par entrer dans un long coma.
Par les temps qui courent dans notre ville, aucune salle n’est sûre, la précarité et le risque ont l’air de faire de nos sociétés des endroits où la création se fait nécessaire, elle n’est autre qu’un besoin vital. Au delà des murs, entre les murs, dans les murs, les histoires prennent corps, les dessins racontent des histoires. Des images de la vie qui continue, des histoires sur le temps qui passe. Car quand des murs se construisent d’autres s’effondrent et quand les risques d’effondrement pointent nous avançons, étançons ou non. Les temps sont durs!
Vitesse de croisière d’une moyenne de 24 images/seconde et accompagnement musical pour un voyage à destination de villes et de récits toujours un peu en marges. Ces films nous les avons choisis sans thème préétablis, ce sont des coups de coeurs, des films qu’on estimait difficilement casables dans d’autres circonstance et puis, petit à petit, nos préoccupations se sont immiscés malgré nous dans tout cela et la ville et la contestation traversent toutes ces histoires-là.
Jour de sortie
de Fabien Fischer
documentaire – France – 2010 – ’59
+ Dyslexie (performance)
Au dedans les gens, au dehors les gens, les aspirations et les espoirs, les envies. Maison de détention de Varces dans le département de l’Isère, Fabien Fischer et une équipe de travail sur l’art en milieu carcéral réalisent au cours d’un atelier de création avec des détenus un objet fait de dessins et d’histoires. Ces histoires racontent ce qui pourrait se passer au dehors. Avec les potos ou la famille, avec un amour platonique ou la femme de sa vie. Dans le quotidien d’une cité ou dans l’agitation touristique de Paris. Au dedans la liberté retrouvée le temps d’une histoire qui est plus une sorte de façon nouvelle d’aborder le dedans en sortant le temps d’un jour de sortie en dessin, en image, en narration. Pendant ces courts instants les tensions ne sont plus.
Anne-Laure Pigache nous présentera quant à elle Dyslexie, une performance vocale et poétique faite de sons, de jeux de bouche et d’idioties. Des liens étonnants dixit Fabien Fischer, peuvent être faits entre ces deux manifestations.
Fabien Fischer sera présent pour une discussion avec le public.
Portes à 20h00. Performance à 20h30. PAF 4/5€.
non, non, ceci n’est pas un poisson d’avril…
La Commune (Paris, 1871)
de Peter Watkins
docu-fiction – France – 2000 – 345’
Projection à 15h, repas de circonstance à l’entracte [prix libre], entrée 3€
Mars 1871, alors que la République Française est affaiblie par sa récente défaite dans la guerre franco-prussienne, les Parisiens s’opposent à la capitulation de leur ville, entrent en insurrection par rapport au gouvernement de l’Assemblée nationale, s’installent aux barricades
de la capitale et commencent à s’organiser et à s’autogérer entre eux. Une équipe de télévision se met alors en place chez les insurgés afin de rendre compte de ces évènements uniques. Peter Watkins revisite ainsi cet épisode méconnu de l’Histoire dans ce film-documentaire qui se positionne à l’opposé de la culture cinématographique “Monoforme”. Le film est en deux parties de +ou- 3 heures chacune.
dans le cadre du festival “A films ouverts”
QUI FINISCE L’ITALIA
de Gilles Coton
doc, 2008, 85’, coul, VO FR et It (st FR)
projections à 14h, 17h et 20h dans les CAVES de la Ferme du Biéreau
réservations au 010/45 01 44
en présence du réalisateur (pour certaines scéances)
Sur les traces de Pasolini nous embarquons sur la « longue route de sable » —”La lunga strada di sabbia” titre des notes de voyage tenues par Pier Paolo Pasolini en 1959 lors de son périple le long des côtes italiennes— qui de Ventimiglia à Trieste dresse un contour géographique et social de l’Italie de la fin des années 2000.
Par le prisme du texte pasolinien, la déambulation cinématographique que nous offre Gilles Coton, nous fait voyager dans l’Italie d’aujourd’hui.
Les personnages qui bordent le chemin : l’écrivain Claudio Magris, un réfugié sans papier, le philosophe Massimo Cacciari, les parents du défunt Carlo Guiliani et autres passant(e)s célestes,
les lieux visités : Gênes, Naples, la Sicile, un centre de réfugiés à San Foca, les îles Portopalo, Cutro « le pays des bandits »…,
les émissions radios qui illustrent les longs travelling paysagers effectués depuis la voiture, les paysages, témoins des mutations contemporaines,
la mer tour à tour « vert olive », « laquée », « trouble comme un fleuve en crue », « d’émeraude », « de chaux »…
tout nous invite à aller voir là bas, à construire par nous même une représentation de cette Italie géographiquement proche et somme toute lointaine.
Infos :
Festival « A films ouverts »
Production Playtime Films
MARMOT CONTES
Activité pour petits et grands, les contes de Parsiparla nous emmènent en voyage dans différentes contrées du monde. Ambiance magique et chaleureuse dans les caves de la ferme du Biéreau.
DIM 16 Janvier 2011: Contes de Parsiparla #4 : Contes du Pays Basques
DIM 20 Février 2011 : Contes de Parsiparla #5 : Contes Orientaux
DIM 20 Mars 2011: Contes de Parsiparla #6: Contes Africains
Ouvertures des portes 14h30, contes à 15h – Goûter et tisanes maisons offerts à l’entracte – 2/3 e – Caves de la Ferme du Biéreau
CONCERTS
VEND 4 Février 2011
CAM DEAS (uk) + l’OEILLERE (fr) : Duel de guitares acoustiques (nylon contre acier), rencontre au sommet entre le jeu atmosphérique de Cam Deas et la vitalité rafraîchissante de l’Oeillère.
Infos : Cam Deas (1) (2)/ l’Œillère (anc. Les Mémoires de l’Oeil) (1) (2)
VEND 4 Mars 2011
HAMA YOKO (jp) + AGATHE MAX (fr) : Tapis d’ondes électroniques pour violon stratosphérique.
Infos Hama Yoko (1) (2) (3) / Agathe Max (1) (2)
Ouverture des portes 20h – PAF – Caveau Sauvage – Ferme du Biéreau
DIM 6 Mars 2011
TEA TIME CONCERT de STRANDED HORSE (fr): Kora Sensible, Caveau Sauvage, PAF, 17h
Infos Stranded Horse (1) (2) (3)
VEND 11 Février 2011 (co-organisé avec Altérez-Vous)
JOSEF VAN WISSEM (nl): Luth du XVIIéme pour musiques du XXIème siécle
café Altérez-Vous, 6 pl des Brabançons, Louvain la Neuve, 2.5e (préventes : ici), ouverture 20h, concert 21h15 (précises)
LUN 21 Mars 2011 (co-organisé avec les Bullox)
ARRINGTON de DYONISOS (us) et GUILLAUME MAUPIN (fr):
Les BULLES (124A Rue de la Baraque, Louvain la Neuve), PAF, 20h
CINE-CLUB EN TRAVAUX
dans le cadre du festival “A films ouverts”
DIM 13 Mars : QUI FINISCE L’ITALIA de Gilles Coton
en présence du réalisateur (3 projections dans l’aprés midi), CAVEAU SAUVAGE
à lire/voir sur le film (1) (2)
Festival “A films ouverts”
Autres séances ponctuelles à suivre…en attendant la réhabilitation de nos chères écuries…DU NOUVEAU SOUS PEU






