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Cinéclub – Performance

Performance
Drame policier de Donald Cammell et Nicolas Roeg, Angleterre, 1970 (VOST, 105 min)

Chas (James Fox), un gangster sadique en cavale, trouve refuge à Notting Hill chez l’étrange Turner (Mick Jagger), une rockstar droguée sur le déclin. Entre ces deux individus hors-normes, la fascination est mutuelle.

Film hors norme, Performance met du temps à se faire accepter. Réalisé en 1969, le film devra attendre plus d’un an de négociations avant de sortir en salle où il est mal accueilli. Plus de 45 ans plus tard, les opinions ont changé et il est aujourd’hui considéré comme l’un des films les plus marquants du cinéma britannique…

Portes + pop-corn : 20h00
Film : 21h00
PAF : +/- 3 euro

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Cinéclub – Six-String Samurai

Six-String Samurai
Film d’action/comédie de Lance Mungia, USA, 1998 (VOST, 91 min)

Dans une Amérique dévastée où la guerre froide prit fin par le nucléaire… le souverain de Lost Vegas, qui n’est autre que Elvis alias le King, est mort. Tous les guitaristes foncent alors vers la dernière cité pour y devenir le futur King! Nous suivons Buddy, guitariste en costard binoclard, armé de sa guitare demi-caisse et de son Katana, prêt à en découdre avec ses rivaux! Road movie post-apocalyptique sur un air de Rock’n Roll. Cette petite pépite inconnue du grand public fera des taches dans votre slip!

Portes + pop-corn : 20h00
Film : 21h00
PAF : +/- 3 euro

Cinéclub – Pump Up the Volume

Pump Up the Volume
Comédie dramatique de Allan Moyle, Canada, 1990 (VOST, 102 min)

Mark vient de déménager en Arizona depuis la côte Est. Il est intelligent mais timide et peine à faire de nouvelles connections. Ils profitent d’un cadeau inatendu pour créer une radio pirate, persuadé que personne ne l’écoutera. « Harry la Trique », son personnage, devient pourtant une célébrité locale créant l’émoi dans la communauté trop calme. Ce qui fait du bien aux jeunes locaux en manque de lieux d’expression fait mousser le proviseur. Quand l’un des auditeurs d’Harry se suicide et que le chaos inspiré par ses mots éclate à l’école, les autorités sont appelées à mettre un terme aux émissions de Harry.

Portes + pop-corn : 20h00
Film : 21h00
PAF : +/- 3 euro

Cinéclub – Opération Corréa (épisode 1)

Deux documentaires politiques de Pierre Carles, France, 2015 (VF).

Les ânes ont soif (Opération Correa – 1er épisode) (54 min)

Les grands médias français ont boudé le dernier séjour en France du président équatorien Rafael Correa. En novembre 2013, aucune radio ni chaîne de télévision hexagonale n’a évoqué son étonnant bilan social et économique. Depuis son arrivée au pouvoir, en 2007 le gouvernement Correa n’obéit plus au FMI, ce qui a permis à l’Equateur de se sortir par le haut du pétrin dans lequel il s’enfonçait : pas de coupes dans les dépenses publiques mais des programmes de redistribution qui ont fait chuter le taux de pauvreté et les inégalités sociales ; pas de dépouillement des droits sociaux par un patronat tout-puissant mais des investissements publics dans l’éducation publique gratuite, dans la santé, dans le logement…
L’alternative qui se joue en Equateur est-elle un simple mirage ou un modèle susceptible d’allumer quelques flammèches à notre horizon ? Pierre Carles et son équipe démarrent leur enquête sur « le socialisme du XXI° siècle » promu par Rafael Correa avec ce premier volet consacré au traitement médiatique de cette politique non orthodoxe.

On a mal à la dette (30 min)

Les politiques d’austérité et les coupes budgétaires sont-elles les seules solutions pour réduire la dette ? Selon un audit citoyen, 59% de la dette publique française est illégitime.

Portes + pop-corn: 20h00
Film: 21h00
PAF: +/- 3 euro

Bienvenue dans nos écuries aménagées en salle obscure pour quatre soirées de cinéma « coup de coeur » des fermiers.

Nous vous proposons de nous rejoindre dès 20h pour venir boire un verre et manger du pop-corn dans notre bar (re)décoré dans une ambiance digne de la prohibition.

La projection des films débutera à 21h précises.

Programme complet:

  • JEUDI 13 avril: Opération Corréa (épisode 1)
    Deux documentaires politiques de Pierre Carles, France, 2015 (VF).
    Les ânes ont soif (Opération Correa – 1er épisode) (54 min)
    Précédé du court-métrage: On a mal à la dette (30 min)
  • JEUDI 20 avril: Pump Up the Volume
    Comédie dramatique de Allan Moyle, Canada, 1990 (VOST, 105 min)
  • JEUDI 27 avril: Six-String Samurai
    Film d’action/comédie de Lance Mungia, USA, 1998 (VOST, 91 min)
  • JEUDI 4 mai: Performance
    Drame policier de Donald Cammell et Nicolas Roeg, Angleterre, 1970 (VOST, 105 min)

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Performance cinéma: Lumière Bruyante

Ce mercredi 3 juin aux écuries, une performance cinéma en duo: Lumière Bruyante.

« Une performance où l’image a été créée uniquement grâce à une machine à coudre et différents types d’aiguilles. Du film sans caméra, une expérience autour du support argentique, ou comment le trou, en mouvement et traversé par la lumière crée de l’image, du son, parle du cinéma qui se fait »…

Leur site avec une vidéo, c’est ici.

Portes: 20h30
Entrée: Prix libre

Bloquez sinon vos agendas pour ce samedi 27 juin pour la fête annuelle de l’habitat au Biéreau, la dernière avant la rénovation des écuries!

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Le cycle Astro Black Mythology reprend aux écuries de la ferme!

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Première conférence musicale de Pierre Deruisseau ce mercredi 26 :
Funk upon a time

Parcours à travers l’iconographie d’anges musiciens — du moyen-âge européen aux « black musics » états-uniennes. S’arrêtant autant sur le ‘wild’ électrique que fut Jimi Hendrix que sur les plus acoustiques du XIIième siècle, nous fouillerons surtout le funk des années 1970 et 1980, ses danses et émanations corporelles, son excentricité et ses mythologies p-funk, mettant en scène l’affrontement d’anges défenseurs du groove contre le sir Nose qui, lui, dit ne pas vouloir danser.

Mais en fait, de quelle nature est ce funk? Et qu’est-ce que cette « angel race », milice céleste en provenance d’un univers lointain? Ceux-là mêmes, armés de faisceaux lumineux, qui ainsi nous bénissent : « may the funk be with you ».

Comprenant de nombreuses vidéos (extraits de live et de shows télés), cet épisode-ci décode les symboles et les costumes de scènes – des négro-spirituals à Michael Jackson – proposant une méditation surprenante sur les anges, les messages du créateur et l’aspect sacré de la danse…

Le site de Pierre Deruisseau

Portes : 20h00
Entrée : Prix libre

The Harder they Come + initiation rocksteady-early reggae inna jamaican style

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Portes 20h, Film 20h30 (précises), PAF 3euros

The Harder they Come

De Perry Henzell

Jamaïque, 1972, 103 min, Coul, VO st FR

avec: Jimmy Cliff, Janet Bartley, Carl Bradshaw, Leslie Kong, Prince Buster

Attention film rare !

Ivanhoe (Jimmy Cliff) en débarquant de sa campagne dans la ville de Kingston a un but : enregistrer un hit, car non de dieu, il tient un putain de morceau. Et même si il ne connait pas les règles qui ont lieu dans cette babylone jamaïcaine, peu importe, ceux qui se mettront en travers de son chemin, producteur maffieux, pasteur tyrannique, flics corrompus n’ont qu’à bien se tenir, il est décidé à ne pas vendre son indépendance car comme il le chante dans le morceau éponyme ‘je préfère être un homme libre dans ma tombe que vivre comme une marionnette ou un esclave’.

En s’inspirant de la légende de Vincent ‘Rhyging’ Martin, sorte de robin des bois jamaïcain, Perry Henzell signe, dans un style quasi documentaire proche du cinéma réalité, un film magistral sur la Jamaïque et le premier film 100 % jamaïcain de l’histoire du cinéma.

Ainsi en suivant le parcours de ce campagnard naïf devenant un rude boy libre et adulé par tout le ghetto, les auteurs (Henzell et l’écrivain Trevor D. Rhone) donnent à voir la société jamaïcaine dix ans après son indépendance. En effet on y aperçoit la classe aisée insouciante et dédaigneuse d’uptown, les sufferers des ‘shanty town’ vibrant aux sons des sound-systems et des westerns spaghettis, les rastas réfugiés dans les collines paradisiaques, l’emprise d’un ordre morale tenu par la religion et bien sur le monde musical bouillonnant, mais tenu d’une main de fer par les patrons des studios.

Comme une sorte de carte postale décalée, tout dans ce film fait mouche, style, images, dialogues, scénario sans oublier la bande son, ô combien légendaire, qui rend hommage à une époque où cette petite ile inventait les codes de la musique populaire mondiale des quarante prochaines années.

En savoir plus:

Article

version studio

montage de séquences en musique

Le Film sera suivi d’une initiation au Rocksteady et à l’Early Reggae avec DJ Vinsansblanc sur l’unique platine du bar.LP The Harder they Come (7)

Si vous ne connaissez pas Lyn Taitt and the Jets, Tommy McCook and the supersonics, Derrick Harriot and the Crystalites, les Soul Vendors, le Sound Dimension, Clancy Eccles and the Dynamites, Lloyd Charmers and the Hippy Boys et bien ce sera le moment de réparer cette lacune (et si vous connaissez il faut venir quand même).

 

Concert : Daniel Bachman (guitare, US)
+ Projection : « Mattt Konture, l’éthique du souterrain »

Portes : 20h00
Paf : 5/6 €

La ferme sort de sa sieste estivale annuelle et vous propose une soirée iconographique et musicale pour son réveil.

 Concert de Daniel Bachman (guitariste, US) suivit de la projection du film « Mattt konture, l’éthique du souterrain » de Francis Vadillo en présence du sus-nommé réalisateur ainsi que de Mattt Konture (auteur de bande dessinée, FR).

Que peuvent avoir en commun un auteur de bande dessinée français et un guitariste folk américain ?
Sans doute cette particularité dans la manière de faire et qui nous parle tant ici, à la ferme. Pour le reste, aucune idée.

20h30 : Concert de Daniel Bachman (US)

Guitariste américain originaire de Virginie, Daniel Bachman fait partie de ces musiciens issus de l’école « Jack Rose / Robbie Basho / John Fahey / … ». Jouant anciennement sous le nom « Sacred Harp », Daniel Bachman nous vient via Nathalie Mering (a.k.a. Weyes Blood, ex-jackie o-motherfucker, qui joua à la ferme en octobre 2010). Malgré son jeune âge, le guitariste a déjà eu le plaisir de partager la scène avec des musiciens tels que Paul Metzger, Amen Dunes et Jack Rose (pour lequel il réalisa la pochette de l’album posthume « Luck In The Valley » (2010)).
Concert guitare folk américaine en mode acoustique fingerpicking au programme.
Liens : vidéo « White Oak »interviewarticle.

21h30 : Projection du film « Mattt konture, l’éthique du souterrain » de Francis Vadillo (2012, 64 minutes)

Mattt Konture, auteur de bande-dessinée et musicien, a été suivi pendant deux années par la caméra de Francis Vadillo. Au-delà d’une introduction à l’univers underground graphique et musical de Konture, le film de Vadillo invite à découvrir une autre façon de faire vivre des productions artistiques, hors des contraintes institutionnelles.

Bien que Mattt Konture bénéficie aujourd’hui d’une certaine renommée dans le monde de la bande-dessinée underground et auprès de différentes maisons d’édition indépendantes, la fanzine agrafé main et la micro-édition sont restés des médiums auxquels l’auteur reste encore aujourd’hui attaché. Sa venue à la ferme précède d’ailleurs son passage à Bruxelles pour le festival de bandes dessinées et de productions alternatives « Cultures Maisons ».

Difficile de décrire le style « konture »… Entre rêve et auto-biographie, souvenirs et hallucinations, déprime et révolte, bande dessinée et graphisme, le tout forme un joli magma punk et personnel plutôt dense. Néanmoins, peut-on vraiment dire que Mattt Konture fait de la bande-dessinée ? Tout dépend sans doute de ce que l’on entend par là. Régulièrement taxé d’art de seconde zone, le Neuvième Art souffre d’une image figée de sous-littérature réservée au divertissement. Or, la bédé, c’est entre-autre de la littérature de cabinet mais pas que… et Mattt Konture fait partie de ceux qui peuvent le prouver.

C’est sans doute ce point d’honneur donné à l’auto-édition, la débrouille, « le geste amateur » qui fait le lien entre Konture, Bachman et bien d’autres artistes qui sont passés par chez nous et qui, nous l’espérons, continueront à faire vivre la marge d’un monde dans lequel le « professionnel » prend de plus en plus de place.

Courts-métrages

de Henri Storck, Fernand Léger, René Clair, Hans Richter, Charles Dekeukeleire

avec Ghost Before Atlantic

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Univers surréaliste et expérimental dont le contour est tracé par le croisement du duo « Ghost before Atlantic » et d’une sélection de courts-métrages belges, français et allemands des années 20, mélangeant prise de vue réelles et cinéma d’animation.

Au programme : hallucination cinématographique et musicale collective au son des voix, clavier, batterie, « disto-string, murmurophone, mange-disque & effets électroniques » de Raphaël Collignon et Louis Favre.

Bien plus que de dépoussiérer un cinéma d’antan, le duo de batteur-claveciniste opère un véritable prolongement de ces films en renouvelant leur avant-gardisme près d’un siècle après leur réalisation, pour le plaisir de nous faire murmurer leurs rêves éveillés à nos oreilles.